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Symposium sur l’assurance agricole

Type d’évènement:

  Conférence
 

Date:

  4 mai 2016
 

Lieu:

  Genève, la Suisse
 

Objectif(s):

Organisé par le Programme Impact Insurance et ses partenaires, l’objectif du symposium était de présenter le paysage de l’assurance agricole et d’examiner les modèles qui peuvent contribuer à sa prestation durable. 

 

Description:

Le 4 mai 2016, le Programme et ses partenaires ont organisé un symposium public pour examiner les modèles d’assurance agricole ayant fait leurs preuves et discuter de problématiques clés comme la pertinence de ces dispositifs pour les petits exploitants agricoles et le rôle des gouvernements dans la promotion de l’équité et de la durabilité de ces systèmes. Le symposium a permis de diffuser les premiers enseignements issus des travaux du GAN (Réseau d’action mondial sur l’assurance agricole), une communauté de leaders de l’assurance agricole gérée par le Programme Impact Insurance et l’initiative USAID/BASIS/I4, ainsi que les bonnes pratiques établies par le Forum sur l’assurance indicielle, une communauté de praticiens de l’assurance indicielle gérée par le Programme et le GIIF (Fonds mondial pour l’assurance indicielle) du Groupe Banque mondiale.

Assurance agricole et Objectifs de développement durable 

Craig Churchill a ouvert le symposium en présentant le lien entre l'assurance agricole et les Objectifs de développement durable de l'ONU (SDG). L’assurance agricole peut protéger les agriculteurs des chocs liés au climat susceptibles de les précipiter dans la pauvreté et leur permettre d’accroître leurs investissements dans la production. À ce titre, c’est un outil qui peut contribuer à atteindre plusieurs objectifs de développement durable, tels que l’éradication de la pauvreté, la lutte contre la faim, l’accès à des emplois décents, la croissance économique et la lutte contre le changement climatique. 

Les modèles d’assurance agricole qui fonctionnent

L'ouverture a été suivie d'une session sur les modèles d'assurance agricole porteurs de succès animée par Pranav Prashad, Panos Varangis et Richard Githaiga. Les débats de cette session ont essentiellement porté sur le rôle des gouvernements dans la promotion du développement de l'assurance agricole.

Richard Githaiga a discuté du Programme d’assurance récolte mis en oeuvre au Kenya. Il a expliqué la raison d’être du programme, dont l’objectif était de réduire le coût de gestion des conséquences des catastrophes pour le gouvernement du Kenya, ainsi que les pertes élevées provoquées au sein de la population du pays par les événements climatiques. Pour s’attaquer à ces défis, le gouvernement du Kenya a investi dans la structuration d’un marché viable de l’assurance agricole par le biais d’un cadre partenarial public-privé impliquant des assureurs, des banques, les autorités réglementaires et des distributeurs agroalimentaires. L’idée était de créer un mécanisme de protection sociale pour aider les petits exploitants agricoles à gérer les risques et les pertes, ainsi que d’accroître la productivité en améliorant l’accès au crédit et aux technologies à haut rendement comme les semences et les engrais. Le principal produit offert dans le cadre de ce programme, qui a démarré en février 2016, est une assurance basée sur des indices de rendement régionaux. Actuellement, un nombre limité d’agriculteurs sont couverts dans 5 comtés, mais l’objectif est d’étendre la couverture à 28 comtés et d’atteindre environ 27 000 agriculteurs.

Panos Varangis a souligné l’importance des partenariats public-privé pour débloquer l’échelle et mis en évidence le fait que l’assurance doit être considérée comme une partie d’un paquet de services plus large, plutôt que comme la composante principale d’un programme.

Pranav Prashad a poursuivi la discussion en fournissant un aperçu des rôles possibles des gouvernements pour soutenir l’assurance agricole. Après avoir présenté les exemples du Livestock Index Indemnity Pool (fonds d’indemnisation) en Mongolie et du système national d’assurance agricole (NAIS) en Inde, Pranav a mis en évidence l’importance de combiner l’assurance agricole à la fois avec des services financiers et non financiers, afin d’accroître la valeur offerte aux acteurs concernés, notamment les agriculteurs.

Quel impact pour les petites exploitations agricoles ?

La matinée s’est terminée par les présentations de Michal Carter, Michal Matul et Emily Zimmerman sur l’impact de l’assurance indicielle pour les petits agriculteurs. Michael Carter a présenté les impacts ex-ante et ex-post de l’assurance indicielle en s’appuyant sur les exemples de l’assurance bétail indicielle (IBLI) au Kenya et d’un produit d’assurance indicielle au Mali et au Burkina Faso. Au Kenya, les résultats ont montré qu’après avoir subi des pertes, les agriculteurs assurés avaient moins recours à des stratégies dommageables de lissage de la consommation comme la vente d’actifs ou la réduction de la consommation alimentaire. Pour les ménages assurés, la vente de bétail enregistrait une diminution de 36 points de pourcentage et la réduction des repas une baisse de 25 points de pourcentage.

Michal Matul a discuté des moyens de tirer parti de l'assurance pour créer des systèmes complets de gestion des risques pour les agriculteurs pauvres, en s’appuyant sur l'exemple des producteurs de thé au Kenya. Alors que les producteurs de thé ne sont pas les agriculteurs les plus pauvres du pays et bénéficient d’une filière organisée, ils sont encore soumis à un certain nombre de risques et de dépenses, liés à des événements météorologiques graves ou des chocs moins violents. En examinant les besoins de ces producteurs, il est possible de concevoir une solution utile qui combine l’épargne à une couverture d’assurance globale au niveau de l’usine, qui permettrait aux producteurs de faire face aux grands comme aux petits risques. En commençant par une solution simple et concrète, on peut créer la confiance et poser les bases de futurs produits d’assurance utiles.

Emily Zimmerman a présenté l’outil de mesure de la valeur des produits indiciels développé par le GAN. L’existence potentielle de certains défauts fondamentaux dans la conception de ces produits, comme un mauvais indice, la couverture de la mauvaise culture ou les carences de couverture, montre qu’évaluer la valeur des produits est très important pour garantir qu’ils sont bien adaptés aux agriculteurs à qui ils sont destinés.

 
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